L'EGALITE DES PRIX UNE VERITABLE REVOLUTION POUR TOUS LES JOUEURS ET LES COMMUNAUTES FOOTBALLISTIQUES D'ASIE
(Photo AFP)
Le Japon et l'Australie réitèrent leur appel en faveur de l'égalité des prix. Les finalistes de la Coupe d'Asie féminine ont publié un communiqué commun à l'issue du tournoi, qui a attiré un nombre record de spectateurs.
Dans un communiqué conjoint publié jeudi par la FIFPRO, les équipes du Japon et d'Australie ont déclaré : « Malgré le succès de ce tournoi, il demeure la compétition continentale la moins bien rémunérée au monde et les inégalités entre le football masculin et féminin persistent. » « Notre invitation adressée à l'AFC avant le tournoi, afin de collaborer à l'instauration de prix égaux, d'une part garantie pour tous les joueurs et de bâtir ensemble un héritage durable, est restée lettre morte. «
L'égalité des prix serait une véritable révolution pour tous les joueurs et les communautés footballistiques d'Asie. « L'égalité des prix contribuerait à rehausser le niveau du football à tous les échelons de notre région.
Le tournoi s'est conclu après avoir fait la une des journaux du monde entier suite à la demande d'asile déposée par sept joueuses de l'équipe d'Iran, qualifiées de « traîtres » dans leur pays pour avoir refusé de chanter l'hymne national. Deux joueuses iraniennes résident toujours en Australie. La dotation de la Coupe d'Asie féminine du mois dernier s'élevait, selon de nombreuses sources, à 1,8 million de dollars, soit le même montant qu'en 2022, contre 14,8 millions de dollars pour le tournoi masculin équivalent.
En février, un rapport de la FIFPRO, estimait que l'événement pourrait générer jusqu'à 82,4 millions de dollars de recettes. Un nombre record de 350 000 spectateurs ont franchi les tourniquets durant les trois semaines de compétition. « L'égalité profite aux joueurs à court terme, mais au football dans son ensemble à long terme. » Le communiqué indiquait que le tournoi « s'est déroulé dans un contexte de défis réels que l'AFC et les joueuses doivent relever ensemble ». Il soulignait la situation difficile de l'équipe iranienne et le problème des équipements non adaptés aux joueuses indiennes.
L'équipe sud-coréenne avait menacé de boycotter le tournoi à 12 équipes en raison d'un traitement « défavorable » de la part de la fédération nationale par rapport à leurs homologues masculins. « Ces défis ne peuvent être relevés qu'ensemble, dans le cadre d'un partenariat », ajoutait le communiqué. «
Pour l'avenir, nous attendons de la FIFA qu'elle honore son engagement d'égalité des prix pour la Coupe du Monde Féminine de la FIFA 2027 et nous continuerons à lutter pour l'égalité et le respect des joueuses dans toute notre région. »