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LES AUTORITÉS IRANIENNES DÉBLOQUENT LES AVOIRS DE ZAHRA GHANBARI

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Les avoirs de Zahra Ghanbari, joueuse de l'équipe nationale féminine iranienne, qui avaient été saisis, ont été débloqués par décision de justice (Tehran Times Photo)‎

L'Iran a finalement débloqué les avoirs de la capitaine de l'équipe féminine Zahra Ghanbari. Les avoirs de l’internationale iranienne ont été débloqués après qu'elle eut retiré sa demande d'asile en Australie.

Le pouvoir judiciaire iranien a annoncé lundi que les autorités avaient débloqué les avoirs de la capitaine de l'équipe nationale féminine de football iranienne, saisis après qu'elle eut déposé, puis retiré, une demande d'asile en Australie le mois dernier.

Zahra Ghanbari faisait partie d'un groupe de six joueuses et d'un membre de l'encadrement qui avaient demandé l'asile en Australie en mars, après avoir participé à la Coupe d'Asie féminine au début de la guerre israélo-américaine contre la République islamique. « Les avoirs de Zahra Ghanbari, joueuse de l'équipe nationale féminine iranienne, qui avaient été saisis, ont été débloqués par décision de justice », a déclaré Mizan.

L'agence a ajouté que cette décision avait été prise après « une déclaration d'innocence suite à son changement de comportement ». Cette annonce est intervenue deux jours après la publication par les médias iraniens d'une liste de personnes qualifiées de « traîtres » dont les avoirs avaient été gelés par décision de justice suite au déclenchement de la guerre avec Israël et les États-Unis le 28 février. Le nom de Ghanbari figurait sur la liste, bien que la date de la décision de geler ses avoirs ne soit pas immédiatement connue.

Des organisations de défense des droits humains ont accusé à plusieurs reprises les autorités iraniennes de faire pression sur les athlètes participant à des compétitions à l'étranger, en menaçant leurs proches ou en saisissant leurs biens s'ils font défection ou tiennent des propos hostiles à la République islamique.

Dans ce cas précis, des militants ont accusé Téhéran d'avoir exercé des pressions sur les familles des athlètes, notamment en convoquant leurs parents pour des interrogatoires par des agents des services de renseignement. Les autorités iraniennes ont quant à elles affirmé que l'Australie cherchait à contraindre les athlètes à faire défection.

L'équipe avait suscité la polémique auprès des conservateurs iraniens après avoir refusé de chanter l'hymne national de la République islamique avant son premier match. Elle l'a chanté lors des matchs suivants et il a occupé une place de choix lors de la cérémonie d'accueil à Téhéran. Cette controverse, sur fond de guerre, a éclaté alors que l'équipe masculine iranienne devait participer à la Coupe du monde aux États-Unis en juin.

Le président de la FIFA, Gianni Infantino, a déclaré à l'AFP le mois dernier en Turquie, en marge d'un match amical international de l'Iran : « L'Iran participera à la Coupe du monde » et disputera ses matchs de poule aux États-Unis comme prévu. Seules deux joueuses de l'équipe féminine iranienne sont restées en Australie et s'entraînent avec le club Brisbane Roar.

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