Union des Footballeurs du Congo
Adhérer

LE PROJET ACL S'ETEND DESORMAIS AU-DELA DE LA WSL

Santé
Cette nouvelle phase étudiera les joueuses des deux ligues et débutera la collecte de données de la NWSL en juin (Photo FIFPRO)‎

Le projet d'extension à la NWSL est « nécessaire et attendu depuis longtemps ». Le projet ACL s'étend désormais au-delà de la WSL, la NWSL rejoignant la FIFPRO dans le cadre d'une nouvelle initiative de recherche triennale visant à réduire les blessures au ligament croisé antérieur (LCA) dans le football féminin professionnel. 

Selon The Guardian, cette nouvelle phase étudiera les joueuses des deux ligues et débutera la collecte de données de la NWSL en juin. C'est un enjeu crucial, car la crise des blessures au LCA dans le football féminin n'est pas uniquement due à la malchance ou aux seules particularités physiques. Elle est également liée au calendrier des matchs, aux surfaces de jeu, aux déplacements, à l'équipement, à l'accès aux salles de sport, au temps de récupération et à la capacité du sport à enfin considérer le bien-être des joueuses comme un élément fondamental de son fonctionnement, et non comme une simple conséquence.

Ligament croisé

Selon The Guardian, le nouveau programme, baptisé Projet ACL x NWSL, prolonge le travail initialement lancé en 2024 par la WSL, la Fifpro, la PFA, Nike et l'Université Leeds Beckett. Cette première phase avait déjà interrogé les 12 clubs de la WSL et mené des entretiens avec plus de 30 joueuses sur la prévention des blessures, les ressources disponibles et les réalités de la charge de travail au plus haut niveau.

La phase NWSL ajoute 16 clubs et, surtout, un nouvel environnement compétitif présentant des contraintes différentes. Les équipes médicales seront interrogées, les joueuses interviewées, et la charge de travail, les déplacements et les modalités de récupération seront suivis grâce aux outils de suivi de la Fifpro. Les résultats, anonymisés, seront partagés en interne pendant les trois années du projet. L'enjeu principal est de souligner que ce projet ne se limite pas à une simple étude de biomécanique. Il s'intéresse certes aux facteurs de risque biologiques, mais aussi aux conditions d'entraînement et de compétition quotidiennes des joueuses : qualité des terrains, calendrier chargé, accès aux équipements de musculation, conception des chaussures et effet cumulatif des longues saisons et des longs déplacements.

Cette distinction est particulièrement importante pour la WSL, car la ligue a déjà participé à la première phase de collecte de données. Cette nouvelle étape vise moins à établir l'existence d'un problème qu'à comparer les environnements, les points de tension et les pratiques institutionnelles au sein de deux des plus grandes ligues de football féminin.

L'ampleur du problème des ruptures du ligament croisé antérieur (LCA) explique précisément pourquoi le football féminin ne peut plus considérer ces blessures comme des cas isolés. On estime que les ruptures du LCA sont deux à six fois plus fréquentes chez les femmes que chez les hommes, et qu'environ 70 % d'entre elles surviennent lors de blessures sans contact. Moins de 10 % de la recherche en sciences du sport est consacrée aux femmes, selon les rapports relatifs au Projet LCA, et la plupart de ces travaux portent sur des athlètes amateurs plutôt que professionnelles.

Cette lacune est flagrante depuis des années. La série d'absences de joueuses de renom avant la Coupe du Monde 2023, notamment Leah Williamson, Beth Mead, Vivianne Miedema et Catarina Macario, a mis le problème en lumière, mais la réalité de cette tendance n'a jamais dépendu de la notoriété des stars.

© FIFPro World Players' Union 2026 - Mentions légales Réalisé par IDIX
Rechercher