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LES AUTORITÉS GHANÉENNES METTENT EN GARDE CONTRE LE TRAFIC SYSTÉMATIQUE DANS LES MILIEUX SPORTIFS

Les instances
Le ministre ghanéen des Sports, Kofi Adams, a lancé un avertissement solennel face à la menace croissante du trafic d'êtres humains via le sport, le décrivant comme un système structuré et dangereux qui exploite les rêves de jeunes athlètes à travers l'Afrique de l'Ouest. (Photo Camefoot)‎

Le gouvernement ghanéen met en garde contre le trafic systématique dans les milieux sportifs. Le ministre des Sports affirme que la criminalité s'est structurée en Afrique de l'Ouest. 

Le ministre ghanéen des Sports, Kofi Adams, a lancé un avertissement solennel face à la menace croissante du trafic d'êtres humains via le sport, le décrivant comme un système structuré et dangereux qui exploite les rêves de jeunes athlètes à travers l'Afrique de l'Ouest.

S'exprimant lors du Forum national sur le trafic d'êtres humains dans le sport, organisé par l'Organisation internationale pour les migrations (OIM), le ministre a reconnu la profonde ambition qui pousse de nombreux jeunes à saisir des opportunités au-delà des frontières du Ghana. Il a souligné qu'au Ghana et sur tout le continent, des milliers de jeunes garçons et filles grandissent inspirés par des légendes telles qu'Abedi Pelé, Roger Milla, Samuel Eto'o et Azumah Nelson, convaincus que le talent et la détermination sont les seuls moyens de se construire un avenir meilleur. Cependant, Kofi Adams a averti que ce rêve est de plus en plus exploité. « Ce à quoi nous sommes confrontés aujourd'hui n'est pas un ensemble de cas isolés.

C'est un système », a souligné le ministre, en s'appuyant sur des preuves que le trafic d'êtres humains par le biais du sport, et notamment du football, s'est transformé en une économie informelle structurée en Afrique de l'Ouest. Selon les données disponibles présentées lors du forum, plus de 15 000 enfants sont victimes de trafic chaque année dans la région, souvent sous prétexte d'opportunités dans le football.

Une enquête menée par le syndicat mondial des joueurs, la FIFPro, indique par ailleurs que 70 % des joueurs africains ont été approchés par des agents leur promettant des opportunités à l'étranger, mais que 56 % d'entre eux n'obtiennent jamais d'essais et 44 % ne parviennent pas à décrocher de contrat.

Au Ghana, la situation reste préoccupante. Le ministre a révélé que plus de 30 % des athlètes en herbe ont été confrontés à des systèmes de recrutement abusifs, tandis que près de 96 % expriment un fort désir de jouer à l'étranger, principalement motivé par des difficultés économiques.

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