LES FOOTBALLEUSES IRANIENNES S'INQUIÈTENT POUR LEUR RETOUR AU PAYS APRÈS LEUR SILENCE AU MOMENT PENDANT L'HYMNE NATIONAL
Les footballeuses iraniennes craignent de rentrer dans leur pays après avoir gardé le silence pendant l'hymne national.
Selon radiofrance.fr, les footballeuses iraniennes s'inquiètent pour leur retour au pays après leur silence au moment de chanter l'hymne national en Coupe d'Asie des Nations, le 2 mars dernier. La Fédération asiatique de football et la FIFA assurent surveiller la situation de près.
C'est une image qui a marqué les esprits, le 2 mars dernier, au surlendemain de la mort du guide suprême iranien, Ali Khamenei, tué dans l'attaque israélo-américaine : les footballeuses de l'équipe d'Iran silencieuses au moment où leur hymne national retentit, avant le coup d'envoi du match contre la Corée du Sud en Coupe d'Asie des Nations en Australie. La télévision d'État iranienne avait même parlé à ce moment-là "de summum du déshonneur".
Ces joueuses doivent désormais rentrer au pays mais elles craignent pour leur sort. Même si ces footballeuses ont de nouveau chanté leur hymne national, même si aucune d'entre elles n'a expliqué publiquement ce silence, cela a tout de même été interprété comme un acte anti-régime. L'équipe de foot masculine d'Iran avait d'ailleurs gardé le silence en 2022 lors de son entrée en lice au Qatar dans la Coupe du monde de foot.
À l'heure, où ces Iraniennes devraient rentrer à Téhéran, plusieurs associations australiennes demandent que leur soit accordé l'asile politique. De toute façon l'espace aérien reste fermé, elles devraient donc rester en Australie une dizaine de jours jusqu'à la fin du tournoi. Mais, cela pose plusieurs questions : dans quelles conditions ?
Quel est le degré de leur liberté sur place ? Sont-elles libres de leur mouvement, de leur communication ou sont-elles cloîtrées dans leur chambre d'hôtel ?